L’exposition

affiche A4

Il est l’heure pour Chile avec nous de partager son reportage réalisé au Chili fin 2014.

L’ exposition, que nous avons décidé d’intituler « De la résistance à la transition », se penche sur ces personnes qui ont lutté pour en finir avec la dictature et la vision qu’ils ont de leur pays depuis la fin de celle-ci il y a 25 ans.

Nous vous invitons chaleureusement au vernissage de notre exposition où vous pourrez venir discuter avec nous de notre expérience le vendredi 17 avril à partir de 18H.

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Où?

– WIKUBE – Chaussée de Louvain, 242 – Bruxelles.

– A 10 minutes à pied de Madou

Quand?

– Vernissage: Vendredi 17 avril à partir de 18h
– 18 avril – 23 avril : Horaire à préciser
– Finissage: Vendredi 24 avril à partir de 18h

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Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter ici ou sur notre page Facebook Chile avec nous ou sur l’évenement Facebook

On vous attend nombreux et on a vraiment hâte de discuter avec vous dans une chouette ambiance!

24 décembre

Après plus de 20 jours passés à recueillir les témoignages d’anciens résistants à la dictature du général Pinochet, il est temps pour nous de rentrer au pays.

Toutes les personnes rencontrées avaient une histoire bien différente les unes des autres mais tous se battaient dans le but de faire tomber cette tyrannie.  Leur problème aura été de ne jamais avoir réussi à unir tous les partis et mouvements de gauche du pays.

Malheureusement, beaucoup (si pas tous) sont déçus de la situation actuelle de leur pays car même si le dictateur n’est plus là, peu de choses ont changé (la Constitution est presque la même). Mais ils ne sont pas défaitistes et espèrent qu’un jour leur pays changera!

On veut remercier toutes les personnes qui nous ont aidé à trouver tous les contacts, toutes les personnes qui ont accepté de nous livrer une partie d’eux et tout le Chili pour son accueil.

La première partie du travail touche donc à sa fin, la suite viendra d’ici peu

18 décembre

Hier, le Chili fêtait un bien triste anniversaire.
Le 17 décembre 1974, Augusto Pinochet devenait président de la République du Chili (il était jusque là le chef suprême de la Nation).

40 ans après, personne n’a oublié et de plus en plus de gens osent enfin parler de ce qui leur est arrivé. Des histoires qui étaient restées cachées pendant de nombreuses années qui viennent se rajouter aux nombreuses déjà connues.

Ces derniers jours, notre travail a pris une nouvelle ampleur avec une dizaine de nouveaux témoignages différents.
Des anciens exilés, des personnes qui ont du travailler dans la clandestinité pour gagner un peu d’argent ou pour sauver les siens, d’anciens marins,…chaque chilien a une histoire qui lui appartient et qu’ils sont souvent heureux de pouvoir raconter à la jeune génération car comme ils disent souvent : ce sont les jeunes qui doivent prendre la relève.

16 décembre

Il ne nous reste déjà plus que deux jours avant de partir à Talca (un peu plus au sud du pays).

Ce lundi, nous avons rencontré 4 personnes.
La première, est un ancien professeur d’histoire qui s’aidait du passé pour expliquer à ses élèves ce qu’était une démocratie, une dictature ou un tyran (il ne pouvait évidemment pas en parler directement).
Il a dû partir travailler dans un petit village reculé après qu’il ait été dénoncé par certains de ses collègues de droite.

La deuxième personne était étudiante quand le Coup d’État a eu lieu. Elle sera rapidement emprisonnée puis envoyée dans un village reculé du nord du pays d’où elle ne pouvait pas sortir (punition en remplacement de la prison).
Elle est aujourd’hui très engagée dans les droits humains (Mapuches, étudiants,…).

Les deux dernières personnes faisaient partie du parti communiste. Elles nous ont expliqué certaines des techniques de torture qu’elles avaient pu subir en ces temps la (la plupart sont plus qu’horribles). On sent qu’il y a une réelle rancoeur envers cette période et que beaucoup de ces personnes quitteront ce monde avec cet énorme poids qui les aura torturés durant tant d’années.

On continue aujourd’hui avec nos dernières entrevues avant de partir découvrir une nouvelle ville.

14 décembre

Les rencontres d’anciens résistants se poursuivent ici à la côte (où il ne fait pas plus de 25 degrés).

Pour notre première rencontre, nous avons pris un métro qui après avoir parcouru la ville de Viña del Mar nous a emmenés entre les montagnes couvertes de cactus et d’arbres.
Cette rencontre a été l’une des plus intenses depuis notre arrivée (sur la photo, ce sont les parents de cette personne aux côtés de Salvador Allende).

Aujourd’hui, c’est dimanche et comme tout le monde, on se repose. Mais pas pour longtemps, les choses sérieuses reprennent demain avec pas moins de 3 entretiens avec des personnes d’horizons et d’opinions différentes qui vont nous raconter leur histoire et qui nous donneront la vision  qu’ils ont de leur pays tel qu’il est aujourd’hui.

12 décembre

Nouvelles rencontres, nouveaux récits de résistance.

Ces 3 derniers jours nous ont permis d’en connaitre plus sur certains aspects de la politique actuelle du Chili (avec l’aide du recteur d’une des nombreuses universités de Santiago). Une démocratie pactée qui au final ne convient à pas grand monde. Mais il pense que le changement pourrait venir de ce gouvernement étant donné que la « gauche » a obtenu la majorité aux dernières élections (mais ce n’est pas si évident que cela).

Mais pour en arriver à cette situation, il aura tout de même fallu le combat de milliers de personnes qui ont lutté pour l’avenir de leur pays. Des personnes qui nous ouvrent leur mémoire sur ce passé douloureux pour nous permettre d’avancer dans notre travail.

Enfin, après une semaine passée dans la capitale (et sa chaleur presque insupportable), il est temps pour nous de partir et de nous déplacer vers la côte.
A seulement 1h45 de route, se trouvent les villes de Viña del Mar (plus riche) et de Valparaiso (ville plus pauvre, construite sur de nombreuses collines et remplie de couleurs).

Une amie nous a concocté une nouvelle liste de contacts. On a hâte de découvrir ces personnes et ces deux magnifiques villes.

8 décembre

Aujourd’hui, nous avons rendu visite à une ancienne militante du PS qui a connu l’exil en Grande-Bretagne et ensuite en Belgique (pour rejoindre son amoureux).
Elle travaille maintenant dans une des nombreuses institutions qui travaillent pour le respect des droits de l’homme au Chili (qui ne sont que très peu respectés au jour d’aujourd’hui).

Nous avons ensuite fait la connaissance d’un deuxième ex-membre du Parti Socialiste.
Celui-ci n’avait encore que 12 ans lors du Coup d’État de 1973 mais il était déjà très engagé dans les Jeunesses Socialistes.
Il a fait de cette lutte contre la dictature un combat personnel et il continue aujourd’hui à essayer de changer le Chili en partant des poblaciones (quartiers pauvres). Pour lui, le changement ne pourra venir qu’à partir du moment où les pobladores (habitants des poblaciones) prendront conscience qu’ils doivent être les acteurs de ce changement.
Ce qui est très compliqué étant donné que l’accès à l’éducation est très limité pour les gens pauvres.